Melissa Scanu

15 janvier 2019

La création d'un roman de sa naissance à son envol (ou la recette du brownie)

Conseil

La création d'un roman de sa naissance à son envol (ou la recette du brownie)

 

Quand j'ai commencé à écrire (il y a un million d'années ;)) je n'avais aucune idée des étapes qu'on rencontrait, dans la rédaction d'un même roman. Et qu'on soit écrivain en herbe ou confirmé, en zapper une seule serait une grave erreur ! Les voici donc, accompagnées d'un petit comparatif avec la réalisation d'une recette de cuisine (parce que j'adore cuisiner... et manger). Pour la recette (disons que c'est un brownie), comptez environ une heure. Pour le roman... au moins un an (et je suis optimiste). C'est parti !

 

La genèse du projet 

L'idée de la recette « J'ai une super idée brownie qui va révolutionner le monde (des brownies !) »

 

Cela commence au moment où vous avez la première idée et où celle-ci commence à murir dans votre esprit. Vous y pensez constamment, et rapidement, une histoire se dessine dans votre tête. Vous n'avez plus qu'une seule obsession : la coucher par écrit. Un moment follement excitant où votre esprit est en ébullition, et que j'adore. Sans exagérer, je trouve que ce qu'on ressent à ce moment précis s'apparente beaucoup avec le sentiment de tomber amoureux. C'est l'un de mes préférés, dans tout le processus de création du roman.

 

La préparation du roman 

Les courses « Je fais une liste et surtout je n'oublie rien, pour ne pas avoir à courir à la supérette alors que je serai en pleine préparation »

 

Une période assez longue où vous allez d'abord tout préparer en vue de la rédaction de votre roman. Au programme : plan, fiches personnages, fiches décors, recherches... Il y a beaucoup de satisfaction de voir se former le squelette de votre projet, mais beaucoup de travail aussi. C'est impératif : avant de commencer une recette complexe, vous allez faire les courses, et pas les fonds de placards avec le risque de manquer d'ingrédients ou d'en trouver des périmés, non ? C'est pareil.

 

La rédaction ou premier jet 

La préparation des ingrédients « Je déballe, je pèse, je fais fondre, je casse et je rassemble tout (aaah j'ai chaud !) »

 

Eh bien tout simplement, le moment où vous écrivez votre roman, du début à la fin. Les gens qui ne s'intéressent pas à la lecture, encore moins à l'écriture, pensent souvent à tort que la création d'un roman n'a que cette étape. En réalité, ce n'est qu'une partie d'un long processus. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien qu'on nomme cette rédaction « premier jet ». Mais c'est en effet un superbe accomplissement et à ce stade, vous pouvez déjà être très fier de vous. C'est souvent au cours de cette étape qu'on abandonne car ce n'est pas toujours évident de rester motivé (surtout quand l'étape précédente a été bâclée), alors accrochez-vous !

 

Les réécritures ou second jet

La préparation de la recette « Tout est prêt, y'a plus qu'à, en assemblant les ingrédients déjà prêts dans le bon ordre pour un résultat homogène, et en ajoutant éventuellement ce qui manque »

 

Soyons honnêtes, les premiers jets ne sont souvent pas terribles. Mais qu'à cela ne tienne, car on enchaîne bientôt sur le second jet ! C'est un peu la seconde couche de peinture, pour faire une analogie différente. Il ne s'agit pas de corriger mais plutôt de peaufiner : de vous rendre compte des choses qui clochent : longueurs, éléments à développer, changements de rythme ou de focalisation malvenus, lourdeurs, incohérences, dialogue qui sonne faux, doutes sur un fait... Vous aurez peut-être même besoin de remonter deux étapes plus tôt et de refaire quelques recherches jusque-là négligées. Je crois que cette partie est la plus longue, pas forcément la plus drôle, mais vraiment importante, et même indispensable. Sans elle, aucune chance d'être publié. Et elle peut elle-même se subdiviser en d'autres étapes (troisième, quatrième jet...) selon les réécritures nécessaires. Je pense que plus on débute et/ou plus le projet est ambitieux, plus il y en aura, mais vous y arriverez.

 

Le repos 

La cuisson « C'est au four : que puis-je faire sinon attendre ? Ah, peut-être la vaisselle :)

 

Après avoir effectué toutes les réécritures que vous jugez nécessaires, il y a de fortes chances que votre roman vous sorte par les yeux, et c'est bien normal ! D'ailleurs ça tombe bien, c'est le moment pour lui d'aller dormir. Cette étape est nécessaire pour le laisser « reposer », et que vous vous vidiez la tête pour être le plus neutre possible et l'appréhender avec un regard nouveau au moment de le reprendre. Certains écrivains préconisent un repos d'un an. Personnellement, j'en suis incapable. Un mois ou deux, c'est déjà un exploit. Comme je suis tête en l'air, ça me suffit. À vous de voir. Dites-lui au revoir pour un moment en tout cas. Bien sûr, durant ce laps de temps, vous pouvez travailler sur un autre projet, puisque vous êtes déjà dans le bain.

 

La reprise

La sortie du four : « Je vérifie qu'il a bien cuit et ne s'est pas fissuré, laisse refroidir et démoule soigneusement »

 

Votre roman a fini son gros dodo de plusieurs semaines / mois. Vous voici donc vous aussi reposé et prêt à le relire avec un regard neuf. Vous pourrez donc effectuer de nouveaux changements en vous rendant compte, avec ce recul et cette fluidité nouvelle, des problèmes restants et reprendre des corrections. J'adore ce moment. J'ai l'impression de redécouvrir mon livre, un peu comme si quelqu'un d'autre l'avait écrit, à certains passages que j'avais presque oubliés.

 

La bêta-lecture 

Le test des goûteurs « Les amis, goûtez-moi ce brownie et dites-moi honnêtement s'il ne manque pas quelque chose (mais interdiction de cracher !) »

 

Avant d'aller plus loin, il vous faut un regard extérieur, ce que le vôtre ne sera jamais complètement, évidemment. Trouvez des (bons) bêta-lecteurs qui accepteront de lire votre roman et de vous en faire un retour critique constructif, pour que vous puissiez faire les derniers ajustements. Un moment stressant, que celui de se confronter au regard d'autrui, mais inoubliable car vous aurez vos premiers avis. Tout ne vous fera sans doute pas plaisir, mais gardez toujours en tête le bien de votre texte. Rien n'est nul et rien n'est parfait. Tout s'améliore et si le potentiel est là, ce sera le cas.

 

Les corrections 

Le glaçage « Maintenant faisons une jolie déco gourmande et qui donne envie visuellement »

 

Une fois le texte prêt, il reste sans doute des coquilles. C'est le moment de passer à l'impitoyable correction ! Le but étant de traquer toutes les fautes (même si soyons honnêtes, on en laisse toujours, surtout dans des textes si longs), n'hésitez pas à faire appel aux services de quelqu'un (un bêta-lecteur correcteur, donc qui se concentrera alors uniquement sur la forme), de préférence une personne bien calée en français, qui va tout vous corriger et pas au contraire rajouter des fautes.

 

La protection du manuscrit

Le souvenir « Je prends une jolie photo de mon brownie pour bien montrer que c'est moi qui l'ai fait ».

 

Avant tout envoi, il est important de protéger votre manuscrit (voir les différentes méthodes) en cas de plagiat, pour prouver que vous en êtes bien l'auteur. À savoir que cette étape peut également être réalisée avant la bêta-lecture, pour plus de sureté, donc avant que votre livre soit lu par qui que ce soit.

 

L'envoi aux éditeurs 

Le verdict « Bonjour mesdames et messieurs les pâtissiers étoilés. Veuillez s'il vous plaît goûter mon humble brownie (qui va changer le monde des brownies) »

 

À ce stade, votre roman est « prêt ». Je mets des guillemets car, les écrivains étant perfectionnistes, il est évident qu'il ne sera jamais totalement prêt, à moins d'attendre des années. Il y a même des chances pour que quelques jours après vos envois aux éditeurs, une nouvelle petite idée vous vienne, une nouvelle faute vous saute aux yeux (c'est très énervant). Mais bon, à un moment donné, il faut bien se lancer, n'est-ce pas ? D'autant que vous pouvez continuer à peaufiner votre texte : quelques mini-idées ou corrections ne changeront pas la face du monde, et lorsqu'un éditeur vous recontactera, vous pourrez lui en faire part, ce qu'il appréciera certainement. Vous pouvez contacter autant d'éditeurs que vous le souhaitez (où votre roman trouverait sa place bien sûr, donc renseignez-vous) et même procéder à plusieurs vagues d'envois.

 

La publication 

La dégustation : « Allez tout le monde, dévorons tous ce magnifique brownie qui déchire réalisé à la sueur de mon front (berk) ! »

 

Ça y est, après des mois à attendre auprès du téléphone, de votre boite à lettres et mail, des refus (eh oui, on n'y échappe pas), des faux espoirs, au moment où vous n'y croyiez plus (j'en rajoute un peu oui ;)) un éditeur vous a dit oui ! Il croit en votre livre, vous en discutez longuement, le contrat vous convient, vous effectuez les dernières modifications, et hop, l'aventure commence !

 

Bien sûr, il n'y a pas tous les auteurs qui ont la joie de connaître la dernière étape (et elle est loin d'être aussi simple qu'énoncé ci-dessus), ne soyons pas naïfs, c'est même une petite minorité. Si vous faites partie des heureux élus, régalez-vous et savourez surtout :) Si ce n'est pas le cas, ne perdez pas espoir et dites-vous que le prochain roman sera le bon (ou même celui-ci, encore retravaillé). Alors à vous fourneaux (claviers).

Par contre, vous l'aurez compris, malgré la similitude des étapes, c'est beaucoup plus long que pour faire un brownie, même le meilleur du monde !

 

Vous retrouvez-vous dans ces étapes ? Préférez-vous l'écriture ou la pâtisserie ? :)

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13 janvier 2019

Extrait de "Seirens - Rivage"

Extrait

 

"Fey ouvrit les yeux. Sa vision n’était pas aussi trouble qu’elle aurait dû l’être. L’apnée n’était pas un réel effort. Elle avait juste conscience de la légèreté de son corps, ses membres plus gracieux, ses mouvements plus fluides que d’ordinaire.
Avec une lenteur savourée, elle fit pivoter son corps à l’horizontale, joignit ses paumes au-dessus de sa tête, et s’élança d’un battement de pieds. Tandis qu’elle nageait, elle sentit ses membres se détendre, son énergie revenir. Elle peinait à croire qu’à peine quelques minutes auparavant, elle se sentait lourde, fébrile et fatiguée. À présent dans l’eau, la vitalité semblait émaner d’elle.
Après quelques instants, Fey finit par ralentir et remonta doucementà la surface. Son visage jaillit en premier hors de l’eau, et embrassa l’air frais tandis que les gouttes glissaient de ses cheveux. En position fœtale, suivirent ses genoux, de façon à la laisser flotter sur le dos. Les bras en croix, les yeux à demi-clos, elle soupira d’aise, savourant la chaleur de l’eau enveloppant son corps, l’obscure clarté provoquée par les halos de lune et les lumières du jardin se reflétant sur l’eau. Savourant simplement l’instant."

Seirens - Rivage, chapitre 1

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06 janvier 2019

Chronique de Seirens par Recto Verso

 

Critique

 


Je partage avec vous mon avis sur le roman « Seirens » écrit par Mélissa Scanu et publié par les Editions Plume Blanche. Un roman qui donne une seconde vie aux sirènes, et de la plus belle manière qui soit. Un livre qui fut pour moi un coup de cœur, à la limite même du coup de foudre ! 
Je remercie Marion, l’éditrice, de m’avoir permis de découvrir cette pépite en SP !  
 
Avant même de commencer l’histoire, le livre en lui-même est un véritable bijou. Des illustrations ont été glissées dans le roman, rendant la mise en page aérée et donnant vie à l’univers. 
 
Au départ, je dois avouer que je n’étais pas convaincue. Je n’arrivais pas à accrocher à l’histoire. Je trouvais les rebondissements vraiment trop prévisibles et les explications sur l’univers, bien que nécessaires et incontournables, retardaient vraiment l’action. Pourtant, très vite, mes appréhensions se sont envolées et c’est avec un rythme de lecture endiablé que j’ai dévoré les aventures des Seirens en à peine trois heures. Mélissa Scanu a créé un univers brutalisé par une guerre. Une guerre qui oppose deux peuples en raison de leurs différences, une race prétendant être supérieure à l’autre. Une thématique très réaliste et bouleversante que l’auteure a traité avec un talent indéniable ! De plus, Mélissa Scanu a su instaurer une intrigue haletante et les complots, qui viennent mettre tout le fonctionnement de la société Seirens en question, chamboulent non seulement les personnages, mais aussi le lecteur. Des liens imprévus se tissent entre les personnages et le passé, qui refait surface, bouleverse les croyances. 
 
Fey est une héroïne absolument fascinante que j’ai adorée ! Curieuse et survoltée, elle n’hésite pas à dépasser les limites pour étancher sa soif de connaissances, quitte à se mettre dans des situations dangereuses pour des raisons qui lui tiennent à cœur. Méfiante, mais également sensible, elle se lie d’amitié avec d’autres personnages aux psychologies variées, dont Arthur, qui s’avère être un pilier important pour elle, et le téméraire Garten qui passera outre leurs différences pour lui témoigner le respect et l’attention qu’elle mérite. Un jeune homme aux répliques à la fois drôles et touchante qui apporte du piment au récit ! Si au départ Fey fait preuve de jalousie envers Katell et Tyfenn, le destin finira par leur jouer des tours insoupçonnés… 
 
Une fin à la fois violente et douce qui laisse le lecteur libre d’imaginer une suite… et de nager encore un peu aux côtés des héros. 
 
Mélissa Scanu a non seulement inventé du vocabulaire propre à son univers, mais elle a été encore plus loin en revisitant des expressions pour les adapter à son monde marin et aux caractères de ses personnages. L’immersion était donc totale et ce fut un réel plaisir de pouvoir redécouvrir les sirènes sous un nouveau jour, de la manière la plus originale qui soit. Ce roman est pour moi une véritable réussite, prévoyant même un lexique à la fin du livre pour éclairer certains points de vocabulaire si besoin. 
 
En résumé, ce roman fut pour moi une merveilleuse découverte et mes appréhensions du début se sont vite envolées pour me laisser pleinement profiter de la richesse de cet univers ! 
 
Pour les personnes qui voudraient aussi se lancer dans la lecture de « Seirens », j’ai une bonne nouvelle pour vous ! Dans le cadre d’un partenariat avec les Editions Plume Blanche, utilisez le code LUCIENAGEDANSLOCEAN et recevez une remise de 5% jusque fin décembre 2019. 
A vous de faire le grand plongeon…

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05 janvier 2019

Pourquoi rester motivé à écrire ?

 

Conseil

 

Pourquoi rester motivé à écrire ?

 

Tous les écrivains, moi y compris, ont sur leur ordinateur ou dans leurs placards des dizaines de brouillons ou de débuts de roman qui ne verront jamais le jour. Des textes avortés, dont l'âme voguera à jamais dans les limbes des histoires inachevées. Poétique et triste à la fois, n'est-ce pas ? Pourtant, ce n'est pas si grave en soi. Sauf si parmi ces textes interrompus se cache un projet prometteur, que vous désirez réellement réaliser, mais que, pour diverses raisons (manque de temps, d'envie, de courage, de confiance...) vous avez fini par abandonner. Si c'est quelque chose qui vous tient vraiment à cœur, vous devriez vous y accrocher avant d'arriver à ce stade : le plus tôt possible après avoir cessé d'écrire. Ce serait dommage de laisser passer des années pour finalement oublier ce beau projet et de vous priver peut-être, et le public, d'un futur best-seller international, qui sait ? :)

Pour cela, un seul mot clé : la motivation.

Voici donc un petit top des raisons pour lesquelles vous devez vous motiver pour continuer à écrire votre roman.

 

Parce que vous en avez envie

 

Vous ne devez jamais l'oublier, c'est le plus important. Vous avez envie d'écrire et de finir ce roman, vous en rêvez plus que tout. Et vous y arriverez. Mais pour cela, il faut travailler. Ce moment magique où vous aurez achevé le premier jet et apposé le mot « FIN » sera une douce récompense et vous serez fier de votre accomplissement. Et même si cela vous ennuie par moments, que vous doutez, que vous ne savez plus, dépassez cela et gardez votre objectif en tête.

 

Parce qu'il faut battre le fer tant qu'il est chaud

 

Vous avez une idée, une trame, des personnages animés, tout est bien clair dans votre esprit... Le risque à faire traîner la rédaction et de perdre « l'essence » de votre histoire, de ne plus être « dedans », d'oublier des choses, même si vous avez fait un plan. Et cela risque de se ressentir à la lecture... si vous parvenez à terminer. Plus on attend, plus c'est dur de reprendre, comme tout.

 

Parce que vous changez

 

Cette raison découle directement de la précédente. C'est bien connu, on évolue perpétuellement, plus à certaines périodes de la vie, mais on ne cesse jamais d'apprendre et de se transformer. Le risque à faire traîner une rédaction en longueur et de ne plus vous reconnaître dans le texte que vous avez commencé. Parce que vous aurez des idées différentes, qu'il véhicule des valeurs qui vous indiffèrent à présent, que vous ne vous intéressez plus au thème principal... Les raisons peuvent être nombreuses. C'est le cas typique des textes qu'on commence à l'adolescence et qu'on souhaite reprendre à l'âge adulte. Bien sûr, il y a la possibilité de le remanier, de manière à l'adapter à vos désirs actuels, et cela peut donner quelque chose de mieux encore. Mais le plus souvent, cela mène à un résultat bancal et confus, et vous risquez de vous décourager en cours de route. 

 

Parce que le monde change

 

Vous n'êtes pas le seul à changer : le monde aussi change, et à une vitesse affolante même ! Aussi, certaines idées et concepts de votre roman risquent de devenir totalement obsolètes si vous attendez des années pour le finir (à part si c'est de la very high fantasy... et encore). Votre héros se baladera encore en jeans alors que nous porterons tous depuis longtemps des combinaisons anti-radiations, communiquera avec son smartphone avec que chacun aura une puce greffée à la nuque, et se demandera si les extraterrestres existent alors que nous aurons depuis belle lurette un Président de la Terre, elle-même membre du Conseil de la Galaxie. Je caricature, bien sûr, mais vous avez saisi le concept. Au mieux, votre roman aura un cachet vintage, surtout si l'année joue un rôle clé, au pire, il fera franchement ringard, et ce n'est pas le but d'une nouveauté qui paraît et dont l'histoire est censée être contemporaine. Vous y croiriez, vous, à un roman qui se passe en 2019 et où les personnages ont tous une permanente et un minitel ? Et effectuer de tels changements après coup risque de dénaturer votre œuvre (et d'être pénible à faire). Moi-même, il y a deux ans je tentais de reprendre un roman rédigé en 2004, eh bien cela m'a frappé de voir à quel point il n'est plus dans l'ère du temps, rien qu'avec ce genre de petits détails. En plus (pour être bassement commerciale, toutes mes excuses) si vous écrivez sur un thème ou un genre qui cartonne en ce moment et donc intéresse les éditeurs, ce ne sera peut-être plus le cas dans dix ans.

 

Parce qu'au fond de vous, vous savez que vous y arriverez

 

Alors pourquoi retarder l'échéance ? Avez-vous déjà connu cette sensation, lors d'examens scolaires ou universitaires, de vous retrouver en début d'heure avec votre sujet et votre copie vierge, sachant qu'au moins dix pages sont nécessaires ? Vous maîtrisez le sujet, vous y arriverez, ce n'est pas le problème, plutôt toutes les pages que vous allez devoir noircir pendant des heures. Là vous vous dites, à la fois blasé et positif : « Bon, de toute façon, dans quatre heures, ce sera rempli. » Pourtant, cela ne se fera pas par magie, mais bien grâce à vous. C'est ainsi que vous devez penser pour votre roman. Et pour vous motiver, imaginez donc le travail accompli, puisqu'il existe déjà dans votre esprit !

 

Parce qu'au pays de l'édition, le temps s'est arrêté

 

Écrire un roman, c'est long. En général, plusieurs mois de travail sont nécessaires, vous le savez. Et encore, cela n'est rien comparé au temps qu'il passera en comité de lecture dans les différentes maisons d'édition où vous l'enverrez. Au minimum trois mois (mais c'est très rare) mais la moyenne est de six mois, et chez certains éditeurs, le délai peut dépasser dix mois, voire un an. Et après, entre contrat, corrections, maquette, calendrier de sortie, l'aventure est encore loin d'être terminée et vous serez encore partis pour de longs mois d'attente ! En gros, entre le moment où vous commencez à écrire votre roman et celui où il paraîtra éventuellement en librairie, il s'écoulera environ un million d'années. Blague à part, facilement deux ou trois ans. C'est déjà suffisamment long sans que vous n'ajoutiez des mois supplémentaires à traîner à écrire, n'est-ce pas ? Surtout si c'est votre premier (et donc seul) roman à proposer pour le moment.

 

Parce qu'il changera peut-être le monde

 

Ou de manière plus réaliste, la vie plusieurs lecteurs, ou même d'un seul. Positivement. Et rien que cette perspective est extraordinaire.

 

Je vous laisse méditer là-dessus ;)

 

Et vous, pourquoi pensez-vous qu'il est important de rester motivé à écrire ?

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15 août 2018

Les bêta-lecteurs : la passerelle entre l'auteur et le lecteur

Conseil

Les bêta-lecteurs : la passerelle entre l'auteur et le lecteur

 

Ça y est, vous avez terminé la rédaction, la relecture et les corrections de votre roman. Vous l'avez perfectionné autant que possible mais avant de le proposer aux maisons d'édition et bien sûr de l'envisager entre les mains de lecteurs, il vous manque le regard extérieur et neutre d'un voire de plusieurs bêta-lecteurs. C'est important, cette étape ne doit pas vous effrayer, ni être zappée, et elle vous apportera beaucoup. Un bêta-lecteur n'est pas un correcteur (même s'il peut faire les deux) mais un lecteur qui va se concentrer sur le fond de votre histoire. Le correcteur, lui, interviendra après, une fois que le travail sur le fond sera terminé.

Traditionnellement, cette étape de bêta-lecture se fait après l'écriture, mais vous pouvez également faire le choix de vous faire relire en cours de rédaction, surtout si vous débutez. Quoi qu'il en soit, vient forcément un moment où il faut oser se confronter au regard d'autrui, même si cela fait peur. C'est indispensable. Après des mois plongé dans votre texte, vous n'avez plus le recul nécessaire pour le perfectionner. 

 

(Presque) tout le monde peut devenir bêta-lecteur

 

Théoriquement, beaucoup d'individus, quel que soit leur âge, leur éducation, leur milieu social ou leurs goûts, peuvent remplir ce rôle. En trouver un, c'est déjà bien, mais l'idéal est d'en avoir plusieurs, pour varier les profils et les avis. Cela peut être des personnes qui vous connaissent bien ou pas du tout. Idéalement, un peu des deux, et de différents profils, pour avoir l'avis d'un public varié. Il n'y a pas de nombre idéal mais entre trois et cinq, cela me paraît déjà bien. Évitez de proposer votre roman à toutes les personnes que vous connaissez : trop de retours vous perturberont, et puis n'oubliez pas que ce n'est encore que la version bêta de votre futur chef-d'oeuvre ;) 

Il existe des forums et des groupes sur Internet dédiés à la bêta-lecture, mais le plus simple est encore de puiser dans votre propre liste de connaissances.

Veillez à ne pas proposer votre œuvre à des profils qui ne lui correspondent pas : ce n'est pas la peine de faire lire votre roman d'amour à votre cousine en plein divorce aigrie, votre polar violent à quelqu'un de très sensible qui aura une surprise désagréable, ou à des lecteurs mineurs ou très jeunes votre texte s'il contient des scènes osées... 

L'important est de ne pas imposer votre travail à quelqu'un. Si vous dites simplement que vous allez avoir besoin de bêta-lecteurs, si la personne a envie de le faire, elle vous le proposera sans doute spontanément. Même quelqu'un qui lit beaucoup n'aura pas forcément l'envie d'être bêta-lecteur : déjà, parce que c'est une grande responsabilité et que certains peuvent ne pas s'en sentir capables (par contre ils se feront une joie d'acheter votre roman une fois sorti en librairie et de le promouvoir :)) Aussi parce qu'un bêta-lecteur n'est pas un simple lecteur : au-delà du plaisir de lecture, il faut lire de manière très minutieuse, ouvrir son esprit critique pour traquer les coquilles, relever les choses qui ne vont pas, sans oublier d'en faire un retour constructif... Tout le monde a-t-il vraiment le temps pour cela, et en est-il même capable ?

 

Qu'attendre de vos bêta-lecteur ?

 

Une fois que vous avez trouvé vos bêta-lecteurs, soyez clairs sur ce que vous attendez d'eux, surtout si c'est la première fois qu'ils font cette expérience. N'hésitez pas à leur confier vos doutes et vos faiblesses typiques pour qu'ils y soient attentifs. Ce sera du temps de gagné. 

Le mieux est de les laisser vous faire un bilan personnel à leur manière, pourvu qu'ils en fassent un, et constructif de préférence. Que ce soit un retour général, un bilan à la fin de chaque chapitre, ou prendre des notes au fil de la lecture... N'hésitez pas à en discuter ensemble avant.

Si vous êtes très méthodique (et qu'ils sont motivés, ou peu sûrs de savoir comment s'y prendre), vous pouvez même leur proposer de remplir une sorte de fiche de lecture. Je m'en suis servie pour l'une de mes lectrices de Seirensqui n'avait jamais été bêta et qui avait un peu de mal à savoir comment résumer ses impressions. Ce quiz peut être adapté à tout autre texte.

 

Quiz Seirens

1. Comment as-tu vécu cette lecture ? As-tu lu à un rythme relativement régulier ? As-tu eu besoin de faire des pauses ? As-tu failli abandonner à certains moments ? 

2. Comment résumerais-tu l'histoire en une ou deux phrases ?

 3. Comment as-tu perçu l'ambiance générale ?

 4. Y a-t-il des passages qui t'ont particulièrement marqué(e) ? fait rire ? ému(e) ?

 5. Y a-t-il des passages sur lesquels tu as buté parce qu'ils étaient ennuyeux, peu clairs ou autre ?

 6. As-tu trouvé des faiblesses au niveau du fond ? (longueurs, points à développer, incohérences, problèmes de rythme, intrigue, personnages...)

 7. Et de la forme ? (style, fautes, langage, clichés...)

 8. À quel(s) personnage(s) t'es-tu le plus attaché(e) ou identifié(e) ? Pour quelle raison ?

 9. Quels personnages t'ont marqué(e), en bien ou en mal et pourquoi ?

 10. T'attendais-tu aux différents rebondissements ?

 11. Si tu devais changer une (ou plusieurs) chose(s) à l'histoire, qu'est-ce que ça serait  ?

 12. Sachant qu'une suite existe, as-tu : envie de la lire au plus vite / peut-être envie de la lire à l'occasion / pas spécialement envie de la lire ?

 13. Conseillerais-tu ce roman à des gens ? Pourquoi et quel public ?

 14. Que pourrais-tu mettre en avant pour « vendre » cette histoire ?

 15. Qu'a-t-elle d'original que tu n'avais jamais lu avant ?

 16. Y a-t-il une histoire avec laquelle tu pourrais faire une comparaison ?

 17. Si tu devais donner une note sur 10 objective au roman, laquelle serait-ce ?

 18. Et ta note subjective ? Ou alors dire à quel point cela t'a plu : l'histoire ne t'a pas du tout emballé(e) / tu as trouvé ça moyen / tu as passé un moment sympathique / c'est un coup de cœur ...

 19. As-tu un dernier commentaire à faire, si les questions ne t'ont pas donné l'occasion d'en parler ?

 20. As-tu des questions ?

 

Les bêta-lecteurs à éviter :

 

Le lecteur fantôme : Autrement connu sous le nom de « lecteur qui ne sert à rien ». Sur le coup, il est très impressionné d'apprendre que vous avez fini d'écrire votre roman et vous dit avec enthousiasme de ne pas hésiter à le lui envoyer pour avoir son avis. Ce que vous faites sans tarder. Les semaines puis les mois passent et vous n'avez toujours pas de retour. Alors que vous tentez une relance, espérant qu'il est proche de la fin, il vous apprend qu'il n'a même pas encore commencé ! Flatteur, n'est-ce pas ? Le pire : qu'il finisse par le lire en diagonale et vous en fasse un retour foireux, pour se débarrasser de vous. Pour pallier cela, lors de l'envoi, fixez (poliment) une date limite de retour (tout de même assez large, au moins un mois, mais c'est adaptable selon la longueur de votre texte) en expliquant que vous avez déjà prévu un calendrier précis de présentation aux éditeurs. 

 

Le lecteur escargot : C'est un cousin du lecteur fantôme. Nous ne lisons pas tous à la même vitesse et ne disposons pas tous du même temps libre, c'est un fait. C'est déjà sympa qu'on se propose de lire notre roman, mais, soyons d'accord, il faut tout de même se dépêcher un minimum, sachant que vous attendez le retour de vos lecteurs avant l'envoi aux éditeurs. C'est une question de respect, quand on s'engage à bêta-reader un livre. Sinon, on n'a qu'à refuser, vous ne lui avez pas mis le couteau sous la gorge. Si au bout de six mois, votre lecteur n'en est toujours qu'au chapitre 2, laissez tomber. Vous allez perdre du temps pour un retour peut-être décevant et décousu (il aura oublié le début une fois arrivé à la fin !) Et votre livre sera peut-être déjà publié avant qu'il ait terminé ! Pour éviter que cela n'arrive, utilisez la même technique que vue dans le point précédent.

 

Le lecteur profiteur : C'est un lecteur qui va lire votre roman mais vous fera un tout petit retour, souvent pas du tout utile, du genre « C'était sympa. » En gros, il n'a pas honoré son rôle et a seulement considéré votre livre comme un ebook gratuit. Méfiez-vous de ces lecteurs qui sont en plus très « généreux », au point de ne pas hésiter à faire profiter leurs amis de votre œuvre, parfois sans vous le dire, ou seulement après. Le pompon : que votre roman soit publié et que ce lecteur ne l'achète même pas, sous prétexte qu'il l'a déjà lu. Si vous vous faites avoir, rappelez-le à l'ordre : votre travail mérite le respect, et vous aussi.

 

Le lecteur trop gentil : Ou encore lecteur « groupie ». Étonnamment, le plus dangereux pour le bien de votre roman. En général, c'est un très bon ami, quelqu'un de votre famille, voire votre amoureux(se). Il n'y a rien de mal à se faire relire par des proches : ce seront les premiers à vouloir vous rendre ce service et en plus, ils vous connaissent bien. Mais le risque est de confier cette tâche à quelqu'un de trop doux, qui voudra à tout prix vous faire plaisir et n'osera pas pointer les faiblesses, prétendant qu'il a tout aimé et que vous êtes absolument génial, la plupart de ses commentaires se résumant à des « j'ado(ooo)re ! » sans justifications. Ça fait plaisir, c'est certain, mais ce n'est pas très constructif, surtout quand vous sentez que ça sonne faux. Ou peut-être qu'il est sincère, mais au stade « bêta », ce n'est pas ce dont vous avez besoin. Par contre si tous vos lecteurs réagissent ainsi, même les plus féroces, confiez-moi vite votre secret ;)

 

Le lecteur trop méchant : À l'inverse, ce lecteur-là est redoutable. Souvent, c'est quelqu'un de très cultivé, ou avec un métier de « requin », et des idées bien arrêtées. Il ne va pas hésiter à vous dire les choses sans détours, quitte à vous blesser en méprisant votre texte. Il faut s'entourer de personnes critiques, je vais y venir, mais le risque à avoir ce genre de lecteur impitoyable et qui ne mâche pas ses mots est de vous brusquer, de vous faire de la peine, voire de complètement vous décourager et de vous traumatiser au point que même si vous gagnez un Prix Nobel de littérature un jour, vous n'oserez jamais lui faire relire la moindre ligne de vous. Sans compter le fait que si vous avez un fort caractère, vous risquez de vous braquer et de vous fâcher avec lui.

 

Les bêta-lecteurs à rechercher :

 

Le lecteur fan : C'est un lecteur qui adore lire bien sûr, et particulièrement dans le genre de votre roman. Comme il s'y connaît, il pourra très facilement vous dire si votre texte s'inscrit dans son genre de prédilection, s'il en respecte les codes tout en se démarquant, et pourra même vous donner de bons conseils pour améliorer certains points de l'histoire. Si dans l'ensemble, il a aimé votre livre, c'est bon signe ! (un clin d'oeil pour Jérémy et Nico ;))

 

Le lecteur lambda : Peut-être votre lecteur le plus important ! Il peut avoir n'importe quel profil, pourvu qu'il aime (un minimum) lire. Il va représenter le lectorat de base, ouvert à tout (celui qui n'achèterait pas forcément votre roman mais qui le fera si un élément lui a donné envie) et son avis (souvent spontané) peut s'avérer très intéressant. C'est le type de lecteur principal qu'on rencontre sur les plateformes en ligne. (un clin d'oeil pour Sabrina et Dorothée ;))

 

Le lecteur littéraire : Professeur de lettres, bibliothécaire, chroniqueur littéraire voire écrivain lui-même, c'est quelqu'un qui possède une formation littéraire et qui manie les mots au quotidien. Avec son esprit d'analyse fine, il vous sera d'une aide précieuse sur la forme mais aussi sur le fond, vous aidera à repérer les clichés, les faiblesses de l'intrigue, les problèmes de rythme, les longueurs, les points à développer... (un clin d'oeil pour Aline et Lorinda ;))

 

Le lecteur pointilleux : Celui-ci est vraiment indispensable, alors que ce n'est pas le plus courant. C'est le « chiant » qui, sans vous démonter comme le ferait le « lecteur méchant » sera critique au point de ne laisser passer aucune incohérence, aucun fait inexpliqué ou émotion inexploitée, vous demandera « pourquoi » et « comment » à tout bout de champ, dans le but d'améliorer votre texte jusqu'à la perfection car il croit vraiment en votre projet et à son potentiel. Vous risquez de le haïr à certains moments, mais à la fin, c'est sans doute celui que vous remercierez en premier quand votre roman paraîtra, et vous admettrez que vous n'en seriez peut-être pas là sans lui. (un clin d'oeil pour Jean-Mat ;))

 

Acceptez également la possibilité que des lecteurs décident de ne pas achever leur lecture. C'est blessant, certes, que quelque chose qui vient de votre cœur puisse indifférer. Mais au moins, vous l'avouer est une marque d'honnêteté et de respect, au lieu de vous faire attendre inutilement. Personnellement, je suis incapable de me forcer à terminer un livre si celui-ci ne me parle pas et que je n'arrive pas à entrer dedans, même si l'auteur est un ami. Cela ne veut pas forcément dire que votre livre est mauvais, mais seulement qu'on ne peut pas plaire à tout le monde. Et ce n'est pas une fatalité. Il m'est arrivé d'adorer un roman et d'en détester un autre pourtant écrit par le même auteur. En revanche, si tous vos lecteurs réagissent ainsi, vous pourrez vous poser la question... ;)

 

Les bêta-lecteurs partiels utiles :

 

Le spécialiste thématique : Ce lecteur pourra lire seulement des extraits ou des chapitres clés de votre roman, par exemple traitant d'un sujet, d'un lieu ou d'un métier dont il est spécialiste et vous non (« engagez » donc autant de spécialistes que nécessaire). Le rôle ici est de vous donner son avis sur les détails techniques, pour vous dire s'ils sont crédibles aux yeux d'un connaisseur, même s'il ne connait pas l'histoire.

 

L'écouteur d'histoires : Et pourquoi, au lieu de faire lire votre roman, vous ne le raconteriez pas ? Vous pourrez lire ou faire lire à ce lecteur votre résumé détaillé (qui dévoile la fin). Là, il ne s'agit pas de se focaliser sur le détail mais sur l'histoire dans sa globalité. Le lecteur idéal pour ça : quelqu'un qui n'aime pas lire mais qui adore pourtant les (bonnes) histoires (un féru de cinéma ou de séries par exemple). Il pourra vous dire, à partir du résumé, si votre intrigue tient la route, si les rebondissements sont bien équilibrés... Si ça donne envie, tout simplement. Si jamais vous hésitez sur un point, par exemple là où vous bêta-lecteurs classiques vous ont mis le doute, vous pourrez également lui en faire part et avoir son opinion.

 

Le correcteur : C'est normalement le dernier à intervenir, seulement une fois que vous avez abouti à un fond qui vous convient (car à quoi bon faire corriger des passages qui vont changer, disparaître alors que d'autres vont naître ?) Expert de la langue française, ce lecteur pourra s'intéresser principalement (ou exclusivement) à la forme en vous aidant à traquer toutes les coquilles. Cela vous évitera de payer des sommes importantes sur des sites proposant ce genre de services. Bien sûr, si vous signez un contrat chez un éditeur, celui-ci s'occupera des corrections finales. Mais ce n'est pas une raison pour laisser des fautes énormes : déjà, vous diminuerez vos chances d'être publié, et c'est une question de respect, et de fierté aussi je crois.

 

Dans tous les cas, un bon bêta-lecteur est un lecteur bienveillant mais critique, encourageant mais honnête, et surtout quelqu'un de confiance. Et n'oubliez pas qu'en tout cas, votre lecteur le plus sévère et exigeant, ça doit être vous.

 

Comment gérer les différents retours ?

 

Normalement, tous vos lecteurs vous feront un bilan. Certains vous écriront un commentaire général en fin de lecture, d'autres prendront des notes en direct sur le manuscrit même (ma méthode préférée), d'autres encore vous feront part de leurs impressions en vrac de vive-voix (préparez-vous à prendre des notes !), ou à mesure de leur lecture, ou via la fameuse fiche de lecture... À chacun sa manière de procéder, mais le plus important est : une fois tous ces avis recueillis, vous en faites quoi exactement ?

Le mieux, c'est de rassembler ces critiques. Faites-en un fichier unique sur votre ordinateur au sein du dossier de votre roman, par exemple. Lisez-les et relisez-les pour vous en imprégner et y penser. Et laissez passer un peu de temps avant de reprendre votre texte.

Concentrez-vous déjà sur les points qui reviennent le plus, voire qui font l'unanimité. Il y a de fortes chances que ce soit un point clé à modifier. De manière générale, ce qui vous parle tout de suite, c'est ce qui est juste. 

Pour les points où les avis sont partagés et où vous hésitez, demandez des détails à vos bêta-lecteurs en leur posant des questions, recherchez de nouveaux avis, et prenez le temps de prendre du recul pour bien réfléchir. Mais fiez-vous vraiment à leurs impressions : vous connaissez votre histoire, elle est claire pour vous, mais si certains points n'ont pas été compris comme vous le souhaitiez, ça vaut la peine de les retravailler.

Gardez en tête que les avis sont subjectifs et qu'il ne faut pas tout accepter comme parole d'Evangile. S'il y a des critiques que vous trouvez injustifiées, ou qui ne vous parlent vraiment pas, eh bien, ignorez-les et restez fidèle à votre idée de base. C'est vous l'auteur, vous restez le seul maître à bord et il vous faut être prêt à changer des choses mais à condition que cela vous plaise sans que vous ayez l'impression de dénaturer votre travail.

Enfin, un point important si jamais votre livre est publié, ce que je vous souhaite de tout cœur. Vos bêta-lecteurs seront vraisemblablement très fiers de vous, voire un peu d'eux-mêmes puisqu'ils vous auront aidé. D'ailleurs pensez à les inclure dans vos remerciements sur votre page de garde si vous y avez droit, du moins ceux qui vous auront vraiment été utiles. Ils voudront l'acheter et que vous le leur dédicaciez. Mais... en attendant, le texte (du moins une version brouillon) sera encore en leur possession. Ce n'est pas gênant en soi et vous faites ce que vous voulez, mais je vous conseillerais de leur recommander, une fois leur lecture et les discussions à ce sujet terminées, de détruire le manuscrit. Le supprimer de leur boite mail et de leur ordinateur, ou de déchirer la version papier. Sans remettre en cause leur honnêteté bien sûr, mais on ne sait jamais. Une étourderie, un hackage, un vol d'ordinateur, un cambriolage... Certes vous aurez sans doute fait protéger votre texte contre le plagiat avant, mais on ne sait jamais. Vous n'aimeriez pas qu'un ebook gratuit de votre livre circule sur le net, n'est-ce pas ? C'est sans doute mon côté parano, mais mieux vaut prévenir que guérir. En revanche, pour les bêta-lecteurs qui n'auront pas eu ou pris le temps de lire votre livre, c'est une exigence à avoir je pense, par principe.

 

Et l'éditeur ?

 

Les maisons d'édition qui refuseront votre manuscrit (il y en aura, ne rêvons pas) ne vous feront généralement pas de retour critique, faute de temps, et parce que ce n'est pas leur rôle de toute façon. Mais si un comité de lecture prend la peine de vous dire ce qu'il a pensé de votre livre, même succinctement, ce sera sans doute une critique professionnelle très enrichissante qui pourra vous aider à progresser (même si encore une fois tout est subjectif et ses conseils n'iront peut-être que dans le sens de son propre catalogue). 

En revanche, un éditeur qui accepte de publier votre roman sera votre dernier et ultime bêta-lecteur. Et pas des moindres ! C'est son métier, il s'y connaît et vous fera sans doute un bilan extrêmement constructif. Et même si votre projet lui plaît, avant de le publier il vous demandera certainement de modifier encore des choses. Là, le dialogue et les compromis sont de mise, pour être sûr d'aller dans le même sens. 

Si tout va bien, il vous fera des critiques bienveillantes qui vous parleront, voire qui vous enthousiasmeront car vous aurez le sentiment que c'était tout ce qui manquait pour que votre roman soit vraiment parfait. 

En revanche, s'il veut vous faire effectuer des changements trop importants, charcuter des chapitres entiers, voire dénaturer l'esprit du livre, notamment pour des raisons commerciales ou le faire rentrer dans les clous de l'une de ses collections, attention. Votre roman, c'est votre bébé, et il mérite de paraître avec vos valeurs et l'esprit que vous avez voulu lui donner. Si un éditeur ne comprend pas cela, osez dire non, et, si aucune négociation n'est possible, tentez votre chance ailleurs, auprès de quelqu'un qui appréciera votre livre à sa juste valeur et saura le faire « vivre ».

 

Et vous, avez-vous déjà eu des bêta-lecteurs ? Quels profils avez-vous rencontrés ? Cela vous a-t-il aidé ? L'avez-vous déjà été pour quelqu'un ?

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21 mai 2018

Chronique de Seirens par Les Rêveries d'Isis

Critique

La première critique de Seirens, en avant-première puisque plusieurs mois avant sa parution. Et quelle critique, je suis aux anges !

"J’ai reçu ce roman des Editions Plume Blanche en avant-première. Si, pour une fois, la couverture m’attirait moins que d’habitude, le titre énigmatique et le résumé ont vite compensé.

  Seirens retrace l’histoire de Feryel qui est irrésistiblement attirée par les profondeurs marines. Elle est en réalité une seiren, comme nous l’apprenons vite. Tout l’enjeu du roman consiste alors à comprendre comment elle a alors pu arriver en terre, et nous la suivons pas à pas dans sa découverte du monde lagunaire rénatien et du monde abyssal lamyntien. Mais de sombres secrets menacent encore le présent.

 Le personnage de Feryel est vraiment intéressant. Jeune fille torturée, déchirée entre  ses deux vies, rongée par des conflits de loyauté, elle aspire à comprendre et à démanteler les rouages de son passé. Pour cela, elle ne recule devant rien et fait preuve d’un sang-froid et d’une présence d’esprit marquants. Si ce roman présente avant tout une quête identitaire, un soupçon de romance apparaît en filigrane, et j’ai apprécié que cela ne prenne pas le pas sur tout le reste.

      Au cours de son exploration, Feryel découvre un monde changeant. D’anciennes guerres sont closes, en apparence, mais tout n’est peut-être pas si clair que cela. La jeune fille en fera l’amère expérience… Dans ce monde nouveau qu’elle découvre, elle expérimente l’hypocrisie et le sentiment de culpabilité face aux drames du passé, elle se confronte à de cruels ennemis, prêts à tout pour leur cause… Et, de machinations en complots, elle met au jour un univers trouble, où la censure fait rage au nom d’intérêts individuels. Une longe lutte débute alors pour faire triompher la justice, le respect mais aussi et surtout pour réunir les peuples. Finalement, la petite histoire rejoint la grande, et la quête de vérité de Feryel concernant ses origines se mue inexorablement en une quête de vérité du peuple seiren tout entier. Il y a donc de nombreux rebondissements dans ce roman, et si j’en ai anticipé certains,d’autres m’ont étonnée.

     Finalement, pour un lecteur adulte, ce roman peut faire écho à l’histoire du XXe siècle et aux totalitarismes. On y retrouve, entre autres, la cruauté humaine, la duplicité, la censure, la manipulation des esprits par des dirigeants corrompus, mais aussi la soif de résistance, l’ouverture d’esprit de certains et  le courage.

     Enfin, l’univers créé par Melissa Scanu est savoureux. J’ai apprécié les descriptions de Rénatia et de Lamynte, qui épousaient la découverte des personnages. Ces passages m’ont permis de m’immerger dans ces mondes et les illustrations qui parsèment le livre sont le petit plus qui nous parle. A première vue, monde rénatien et monde lamyntien semblent antithétiques. L’un clair et lumineux, l’autre trouble, brut d’une certaine façon, mais aussi doté d’une capacité d’attraction rare. De cette opposition naît une des forces du roman : le lecteur et Fey se demandent ce qui s’y cache, tapi, dans l’obscurité… Peut-être est-ce là, finalement, que les réponses se trouvent? Sous la surface, loin, cachées sous un voile d’obscurité qu’il faudra soulever.

      Ainsi, j’ai passé un très agréable moment en compagnie de Fey, d’Arthur, de Garten et de tous les autres. Je me suis laissée bercer doucement par les eaux et, avec les personnages, j’ai parfois nagé à contre-courant, portée par l’envie d’avoir le fin mot de l’histoire du peuple seiren."

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25 avril 2018

Retrouvez-moi en dédicace à Forbach

Dédicace

samedi 28 avril 2018 : Dédicace d'Autre jour, autre endroit à Quartier Livres (108 rue Nationale, 57600 Forbach) de 14h30 à 17h30.

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(edit) Quelques photos de cet évènement : 

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12 avril 2018

Retrouvez-moi en dédicace à Coquelles

Dédicace

samedi 14 avril 2018 : Dédicace d'Autre jour, autre endroit à Furet du Nord (Cité Europe, 62231 Coquelles) de 14h à 19h.

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(edit) Quelques photos de cet évènement : 

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17 février 2018

S'entraîner à écrire

 

Conseil

 

S'entraîner à écrire

 

À moins d'être incroyablement doué, travailleur et chanceux, vous aurez peu de chances de voir votre tout premier texte achevé être publié, surtout si comme moi, vous avez commencé à écrire très jeune. En général, les premiers écrits ne servent qu'à apprendre à écrire, à se connaître en tant qu'auteur.

Si la passion et le désir d'écrire sont innés, les qualités d'écrivain, elles, s'acquièrent. Pour cela, il y a trois clés, selon moi.

La première, c'est de lire. D'aimer les mots, les histoires, les livres. Mon article sur la lecture explique en détail pourquoi c'est indispensable quand on écrit, et il ne faut pas la négliger. On peut avoir beaucoup d'imagination et de bonnes idées, si on n'a jamais été lecteur (j'entends lire régulièrement, et par plaisir) on risque fort de ne pas maîtriser les codes propres à la littérature (et se retrouver par exemple avec des clichés issus du cinéma dont les codes sont différents). Et aussi d'avoir un style médiocre (au mieux pauvre ou banal, au pire maladroit ou truffé de fautes), ce qui n'arrive généralement pas quand on est un lecteur régulier.

La deuxième clé, c'est l'expérience de vie, ou maturité. C'est en partie pour cela que j'ai arrêté d'écrire pendant des années avant de m'y remettre. J'avais de bonnes idées, mais un tel manque de maturité, sur la vie et les gens, que cela se ressentait sur mes écrits, qui étaient souvent naïfs au niveau du fond, et clichés dans la forme. Je ne dis pas que tout le monde est comme moi, ni que je me suis totalement guérie de mes anciens travers. Mais ce qui est sûr, c'est que le temps, apportant expérience et maturité, y a grandement contribué. Surtout que ma période de prédilection, c'est l'adolescence et le début de l'âge adulte. Écrire sur cette tranche d'âge à présent que j'en suis sortie m'est plus aisé, avec l'expérience et la maturité qui me donnent un regard plus critique, et donc plus réaliste.

Comme ces deux premières clés sont très subjectives et dépendant du vécu, des compétences et de la personnalité de chacun, je me concentrerai principalement sur la troisième : les entraînements à l'écriture. Car l'écriture, c'est comme le sport, les maths, les langues étrangères et n'importe quelle compétence : on peut avoir des facilités à l'origine, mais c'est en travaillant et en s'entraînant qu'on progresse. Le premier exercice qu'on a tous connu, c'était les rédactions à l'école. Si c'était un cauchemar pour certains, pour moi, c'était un vrai plaisir, et je trouvais même cela injuste d'être notée sur quelque chose qui ne me donnait absolument pas l'impression de travailler tellement ça allait de soi. Mais il y en a d'autres.

 

Dans la vie de tous les jours

 

Qu'on ait un métier en rapport avec l'écriture ou pas, on est tous amenés à écrire régulièrement dans notre vie quotidienne. Que ce soit des e-mails, des lettres manuscrites, des récits d'anecdotes, un journal de bord, des critiques cinématographiques ou littéraires, des articles de blog, sur les réseaux sociaux, des messages de forum, un carnet de voyage, ou même de simples listes... Tout est prétexte à écrire, et si ce genre d'écrit est purement informatif ou pratique, cela n'est pas une raison pour négliger le style ! Assurez-vous d'utiliser de belles formules, de varier votre vocabulaire, et évidemment de ne pas laisser de fautes. Cela paraît bête, mais ce sont des petits entraînements quotidiens mine de rien, surtout si on n'a jamais beaucoup écrit.

 

Les exercices d'écriture

 

Vous pouvez les réaliser en atelier ou en solitaire. Il en existe beaucoup, que vous pouvez trouver en ligne. En voici quelques exemples.

Pour développer son imagination : Imaginez une histoire à partir d'un fait divers, ou d'une seule phrase (trouvée au hasard dans un livre). Vous pouvez également faire l'inverse (partir de la dernière phrase ou de la chute). Imposez-vous un titre, ou une série de mots à assembler pour créer une histoire cohérente. Ou encore écrivez une fin alternative à un roman ou un film...

Pour développer son sens de la description : Écrivez à partir de supports visuels comme une photo, un lieu, ou un objet.

Pour s'entraîner à coucher ses émotions par écrit : Écrivez à partir d'une chanson, d'une œuvre d'art, écrivez des poèmes ou faites des portraits chinois.

Pour faire un peu de psychologie : Écrivez sur une personne (réelle ou fictive), une citation, ou un simple mot.

Pour développer son vocabulaire : Faites des acrostiches ou entraînez-vous à faire des rimes.

 

Les nouvelles

 

Sans doute l'un des meilleurs entraînements à l'écriture qui soit. Il faut savoir que si la nouvelle est un genre peu lu par le public, et donc très peu publié par des maisons d'édition, il est néanmoins très répandu et populaire, et fait l'objet de nombreux concours, locaux, régionaux et nationaux. Contrairement à ce que beaucoup pensent, la nouvelle n'est pas un mini roman, mais obéit à ses propres règles, et se concluant toujours par une chute spectaculaire.

Dans une nouvelle, il faut soigner le style, et d'autant plus que le texte est court (généralement entre 3 et 12 pages), détailler suffisamment mais sans trop s'attarder pour respecter la longueur du texte, trouver le bon rythme, et surtout, finir sur une chute à la fois évidente mais complètement inattendue, qui rendra votre texte inoubliable. C'est donc un excellent moyen de s'entraîner, d'autant qu'il y a souvent des contraintes, ce qui ajoute une difficulté supplémentaire. Souvent, dans les concours, le thème est imposé, ou alors il faut commencer ou finir par une phrase précise... Bref, un véritable défi.

Dans les concours de nouvelles, les juges sont souvent des littéraires confirmés. Le fait que la nouvelle se lise vite permet de donner un aperçu de notre style et de notre capacité à mener à bien une intrigue qu'un début de roman ne permettrait pas. Cela donne ainsi souvent l'occasion d'avoir un retour critique et juste de notre façon d'écrire. Et si ces critiques peuvent être salées, c'est souvent très constructif, et aide à progresser.

Quand j'étais au lycée, mon établissement participait chaque année à un concours de nouvelles de tous les lycées de la région. Chaque année, je tentais ma chance. Et en terminale, j'ai finalement fait partie du palmarès (cinquième ou sixième je crois), ce qui m'a donné un réel coup de boost ! Par la suite, grâce à Internet, j'ai continué à suivre les divers concours de nouvelles proposés en France, ce qui m'a permis de continuer à m'entraîner.

Aujourd'hui, je n'en écris plus et n'en lis pas non plus, mais je ne renierai jamais cette expérience qui m'a permis de me confronter à mes faiblesses et à progresser.

À noter que participer à (et gagner) des concours de nouvelles est un bon moyen pour se faire repérer et que de nombreux écrivains ont commencé ainsi.

 

Les fanfictions

 

Ah, les fanfictions, fanfics ou fics pour les initiés ! J'y ai consacré des pages et des pages lors de mon adolescence et le début de l'âge adulte. Le principe (controversé) est de reprendre un univers déjà connu, que celui-ci soit fictif (un roman, un film, une série, un manga...) ou réel (un groupe de musique, un acteur...) et d'inventer une histoire dessus, sans aucun but commercial mais le simple plaisir de la partager avec une communauté de fans. J'ai écrit sur plusieurs thèmes que j'aimais, notamment sur Harry Potter, et les fanfictions sont un très bon exercice d'écriture (moins intellectuel que les nouvelles, mais non moins intéressant). L'avantage est d'écrire sur un monde ou des personnes déjà connues de soi et des lecteurs. Cela permet de partir avec une base solide, idéal quand on débute. En plus, selon l'importance de la communauté de lecteurs sur le thème que vous avez choisi, vous recevez des retours de lecteurs à travers des « reviews ».

Si avant je gardais jalousement et pudiquement mes écrits pour moi seule, à travers les fics, j'ai enfin eu l'occasion de partager des textes avec des lecteurs. Ces lecteurs étant des inconnus, ils ont l'objectivité et l'honnêteté que n'auraient pas forcément des amis, et c'est parfait pour avoir des critiques. Forcément, sur ce genre de sites, on reçoit beaucoup de critiques « vides », positives comme négatives mais aucun détail, mais souvent, on a affaire à des lecteurs très exigeants et qui font des retours très constructifs. Comme tout le monde, j'ai reçu des critiques, mais dans l'ensemble, mes textes plaisaient, et c'est véritablement ce qui m'a donné la confiance et le courage de continuer à écrire et d'aller plus loin. Régulièrement encouragée par les lecteurs à me lancer dans mes propres histoires, c'est ce que j'ai fait, une fois que je me suis sentie prête.

D'ailleurs, si les fanfictions n'appartiennent qu'à l'univers des fans sur Internet, certaines sont si bien écrites qu'elles valent la peine de les « personnaliser » pour en faire de véritables histoires. D'ailleurs, pour information, la célèbre série After est à la base une fanfiction (sur le chanteur du groupe One Direction, Harry Styles rebaptisé Hardin), et 50 shades of Grey, de Twilight, où la passion de l'érotisme a remplacé les vampires.

 

Les fictions en ligne

 

Comme pour les fanfictions, il existe des plateformes en ligne (Wattpad, Fictionpress...) pour poster des histoires, mais originales. J'avoue que c'est une expérience que je n'ai jamais faite, peut-être par paranoïa de poster des textes originaux en ligne, mais cela reste un bon entraînement, et le fait de poster son histoire chapitre après chapitre et de recueillir les commentaires des lecteurs en parallèles, peut bien aider et aiguiller. En revanche, attention à avoir les épaules pour supporter la critique : sur Internet, les gens ne sont pas tendres, c'est bien connu ! Si j'avais publié en ligne ce que j'écrivais à quatorze ans, j'aurais inévitablement récolté de très mauvais commentaires qui m'auraient peut-être dégoûtée à jamais de l'écriture. Alors méfiance. D'autant que (et cela n'engage que moi) je ne suis pas sûre de la bienveillance et des compétences littéraires des lecteurs sur ce genre de sites.

 

Après tout cela, vous serez véritablement prêts à vous lancer. Et ce sera peut-être le moment de reprendre, avec le recul des années et de l'expérience, ce fameux premier texte fini, qu'à l'époque vous trouviez génial, mais qui, vous vous rendez compte, est plein de défauts et de maladresse. Courage, si le potentiel est là, vous le retravaillerez. Et pourquoi pas réellement faire publier, en fait, votre premier roman. Certes après avoir dormi longtemps et été retravaillé longuement, mais ce sera tout de même toujours votre premier roman.

 

Et vous, quels entraînements suivez-vous ou avez-vous suivi pour améliorer votre plume ?

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09 février 2018

Retrouvez-moi en dédicace à Calais

Dédicace

samedi 10 février 2018 : Dédicace d'Autre jour, autre endroit à Auchan Calais (Centre Commercial les 2 Caps, Avenue Roger Salengro, 62100 Calais) de 10h à 18h.

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(edit) Quelques photos de cet évènement : 

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